ŒDIPE, etc.

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ŒDIPE, etc.

Suite à la crise sanitaire liée à l’épidémie de COVID19, la sortie du spectacle – initialement prévu en 2020 – a dû être décalée à 2021.

25ème création du Théâtre des Alberts. Sortie de création Samedi 3 avril 2021 à la Cité des Arts

Une mise en scène de Vincent Legrand et Jacopo Faravelli
Avec : Agnès Bertille, Alexis Campos et Damien Lazartigues.
Co productions :
la Cité des Arts et le Centre Dramatique National de l’Océan Indien

Résumé du spectacle :

Un oracle avait prédit que Laïos et Jocaste, roi et reine de Thèbes auraient un fils. Celui-ci tuerait son père et épouserait sa mère. C’est le début de Œdipe, etc.

Pourra t-il échapper à ce destin ?

Sur la scène, une marionnette, une femme, deux hommes et une poignée d’étranges personnages, s’affairent à suivre, tout en l’écrivant, le chemin de la destinée de notre héros tragi-comique Œdipe.

Ridiculement petit face à des évènements qui le dépassent, fragile entre les mains des trois manipulateurs qui le guident avec cynisme ou dérision, Œdipe se débat, les poings serrés, avant de faire le noir pour oublier.

Mais le peut-il ?

Œdipe, c’est toute la tragédie de la condition humaine.

———————————————

Les péripéties d’Œdipe s’égrènent devant nos yeux, fidèles au mythe mais libres dans le ton, souvent drôles et parfois ambiguës. Parce que la destinée de notre héros est parsemée d’épreuves, de rencontres hasardeuses et d’ambiguïtés fondatrices, le Théâtre des Alberts jette un regard mêlé d’humour et de sarcasmes sur une histoire aussi connue (que tordue).

Dans la richesse qui fait un mythe, toujours renouvelé et jamais épuisé…

Alors, Œdipe, victime ou coupable ?

Les espaces de médiation culturelle

En partenariat avec la DAAC – Académie de La Réunion

Classe à projet
Accueil des élèves du collège Mahé de Labourdonnais (St Denis) durant les répétitions à la Cité des Arts / ateliers de pratique artistique autour du chant choral et de la manipulation de marionnettes.
> Février/mars 2021

Résidences en milieu scolaire
> Du 12 au 18 avril 2021 : Collège Alsace Corré à Cilaos

Distribution :

Co-mise en scène : Vincent Legrand (Directeur artistique des Alberts) et Jacopo Faravelli (Cie extérieure : Anonima Teatro)
Jeu, manipulation et chants : Agnès Bertille, Alexis Campos et Damien Lazartigues

Conception de la scénographie, des accessoires et costumes, construction : Polina Borisova
Adjoint à la scénographie, construction des accessoires et décors : Olivier Le Roux
Création de la marionnette Œdipe : Polina Borisova
Création musicale : Gérald Loricourt
Chef de chœur et composition des chants : Damien Lazartigues
Création lumière et régie : Laurent Filo
Confection des costumes, textiles et accessoires : Séverine Hennetier
Suivi de création visuel et affiche : Hippolyte

Recherches littéraires et dramaturgiques : Sylvie Espérance et Danièle Marchal
Enseignante, accompagnatrice du projet de médiation : Karine Fardel

Production : Théâtre des Alberts
Co productions : La Cité des Arts et le Centre Dramatique National de l’Océan Indien

Accueil en résidence de création : la Salle Guy Alphonsine à Saint André / L’Alambic Pôle Culturel de Trois Bassins
Partenariats :la DAAC / Académie de La Réunion (« Classe à projet » avec les élèves du collège Mahé de Labordonnais à St Denis et « Résidence en milieu scolaire » au collège Alsace Corré de Cilaos.
Soutien à la B.O :
La SPEDIDAM (demande en cours)

 

 

Le Théâtre des Alberts est une compagnie conventionnée par l’ETAT – Ministère de la Culture (DAC de La Réunion) depuis 2006. Elle est également signataire d’une Convention avec le Conseil Régional de La Réunion, le Conseil Départemental de La Réunion, le Territoire de la Côte Ouest, la commune de Saint Paul, l’Académie et l’Université de La Réunion.

Le Théâtre des Alberts est adhérent de ZÉVI, la Plateforme Jeune public de La Réunion / de THEMAA et de Scènes d’Enfance ASSITEJ France.

 

Point de départ et recherches :

L’équipe artistique a débuté le travail de recherche dramaturgique en janvier-février 2020. Les deux metteurs en scène, Vincent Legrand et Jacopo Faravelli, ont effectué un travail préparatoire avant de concrétiser leurs idées au plateau, avec les trois comédien.ne.s ma- rionnettistes, et ainsi, de créer le 1er parcours du spectacle, au plateau.

Nous avons étudié en détail, l’œuvre de Sophocle, Œdipe roi, et nous sommes également nourris d’adaptations cinématographiques comme Œdipe roi de Pier Paolo Pasolini ou de Œdipus Rex de Philip Saville. Nous avons également des sources d’inspiration littéraires comme Œdipe sur la route, un livre écrit par le romancier et psychanalyste Henry Bauchau et des sources d’inspiration philosophiques comme les Considérations juridico-philoso-phiques De Bjarne Melkevik. Nous avons décidé de dérouler l’histoire d’Œdipe de manière chronologique, plutôt à la manière de Pasolini, plutôt qu’à celle de Sophocle qui lui débute son récit à Thèbes alors qu’Œdipe en est déjà le roi.

Notre approche de ce mythe est résolument contemporaine et fantaisiste.

Sylvie Espérance, comédienne, marionnettiste, autrice, et Danièle Marchal, enseignante retraitée et présidente du théâtre des Alberts, ont accompagné Vincent Legrand dans les recherches dramaturgiques et littéraires.

Note de Vincent Legrand

Directeur artistique de la compagnie et co- metteur en scène du spectacle

Ni avant ni après, Œdipe ne comprend ce qui se passe réellement pour lui. Il est toujours entre les mains du destin, un destin qui se joue de lui comme le marionnettiste joue avec ses marionnettes. Œdipe-marionnette, danse, bouge, parle, joue en toute innocence. Ce sont d’autres mains qui le manipule. C’est la volonté des manipulateurs (le destin, la fatalité) qui le font avancer dans cette tragédie et se jouent de lui. Œdipe est innocent, il n’a rien à se reprocher. Il est communément humain, tragiquement humain.

Comme Œdipe nous sommes des êtres humains qui partageons quelque chose de terriblement commun, à savoir les faits que nous ne maitrisons pas, que nous n’avons pas produits et qui se retournent contre nous, nous laissant face à l’inconnu.

Note de Jacopo Faravelli

Co- metteur en scène du spectacle. Il est également le responsable artistique de la compagnie Anonima Teatro (Fr. métropolitaine)

De prime abord, l’idée de restituer le mythe d’Œdipe à un public familial, semble un pari déraisonnable… et pourtant…

Derrière l’Œdipe du complexe freudien, désormais sur la bouche de tout le monde, se cache une histoire ancienne, archétypale, inscrite aux tréfonds de la culture occidentale dont la puissance résonne encore aujourd’hui.

Ce sont la complexité et l’enchevêtrement de plans différents (politique, affectif, généalogique, religieux, théologique, etc…) qui transforment le simple parcours de vie d’un homme en Mythe, récit irréductible, symbolique, exemplaire.

C’est à cet endroit, celui du mythe, que nous voulons nous placer, en soutirant à Sophocle, plus le récit nu, la parabole, le chemin de vie propre à Œdipe, que la mécanique théâtrale de sa pièce ou sa valeur textuelle.

Nous voulons raconter cette histoire, pour la réinventer, la réinterpréter  et explorer les dimensions qui entrent le plus en résonance avec nos pratiques dont la première est bien sur la marionnette. La métaphore fait sens immédiatement : Œdipe, manipulé, est dans les main de son destin…

Et c’est en filant cette métaphore que nous allons écrire ce spectacle : un Œdipe- marionnette plus humain que les humains qui le manipulent, et qui lui donnent la réplique, des comédiens s’amusant à (se) jouer de leur marionnette révélant l’empathie, le cynisme, la cruauté, la misère propre au pouvoir de disposer des autres à sa propre guise.

Une seule marionnette donc : Œdipe. Et trois comédiens marionnettistes portant à la fois tous les autres personnages du récit (Créon, Jocaste, Tirésias, les bergers etc…) mais jouant aussi leur propre rôle, celui de manipulateurs (dieux ?) du pauvre Œdipe, victime de leur tyrannie. Le tout dans un dispositif scénique simple, essentiel, au service d’une écriture construite sur le plaisir de jouer.

Il s’agit pour nous, sans l’édulcorer ou la diluer, de prendre à bras le corps la gravité propre à la tragédie de Sophocle et de travailler plutôt à la manière des alchimistes qui transmutent le plomb en or : transformer ce qui pèse en lumière, dans une opération subtile qui sache en préserver la densité… un pari déraisonnable ?

Résidences de création en 2021

  • Du 8 au 26 février : la Cité des Arts à St Denis
  • Du 8 mars au 1er avril  : la Cité des Arts
  • PREMIÈRE SCOLAIRE : le 2 avril 10h, à la Cité des Arts
  • PREMIÈRE TOUT PUBLIC : le 3 avril 14h à la Cité des Arts

Résidences de création en 2020

  • Du 27 janvier 31 janvier: l’Alambic – Pôle Culturel et Sportif de Trois Bassins
  • Du 3 au 14 février : la Cité des Arts à St Denis
  • du 25 mars au 17 avril (annulée : Covid19)
  • Du 15 au 26 juin : salle Guy Alphonsine à St André
  • Du 19 octobre au 14 novembre : la Cité des Arts à St Denis

Pour la mise en place de chacune des résidences, nous recevons le soutient des équipes administratives et techniques des lieux : la salle Guy Alphonsine, L’Alambic, la Cité des Arts.

 


Calendrier de création :

septembre 2021

lun13sepToute la journéeven17RÉSIDENCE D'ARTISTES EN MILIEU SCOLAIREŒDIPE, ETC.Collège Alsace Corré, CILAOSHORAIRE(s):NCPUBLIC:Scolaire(s)

 

Pour voir l’ensemble des événements du Théâtre des Alberts, rendez-vous sur le Calendrier de ce site.

 

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